Politique locale, administration communale et société civile : Ensemble pour un système d’information géographique à Kairouan

Le projet « Système d’Information Géographique : Un pas vers le SMART CITY » est l’un des deux projets qui seront mis en œuvre à Kairouan dans le cadre de la coopération décentralisée. Le budget de 35 500 € servira à cartographier le réseau électrique de basse, moyenne et haute tension, les réseaux routiers, le réseau de câblages téléphoniques terrestres et mobiles, le réseau de canalisation et le réseau d’eau potable.

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Selon Mohamed Sayed Baklouti, membre de la délégation spéciale (conseil municipal transitoire) de Kairouan, la situation de l’approvisionnement en gaz, en eau et en électricité dans sa ville est parfois « anarchique » : « Si un tuyau d’eau se casse, les résidents bricolent souvent eux-mêmes pour réparer le l’infrastructure urbaine publique. Nous avons des lignes égarées ou détournées que nous ne maitrisons plus. » Le plan d’aménagement urbain a été mis à jour il y a seulement quelques années auparavant, et ne prend pas en compte tous les différents systèmes d’approvisionnement.

Le système d’information géographique vise à faciliter l’entretien et l’extension des réseaux urbains, pour les fournisseurs comme pour l’administration communale – ceci permettrait une meilleure prise en charge des demandes des clients, et des services plus rapides pour la population. « Un système d’information géographique nous faciliterait le travail énormément ! Je pourrais voir depuis mon ordinateur quels bâtiments sont reliés, par exemple, au réseau urbain d’eau », déclare Madame Ibtissem Tamallah, fonctionnaire auprès du service technique de la municipalité. En ce qui concerne le soutien du côté allemand, la ville souhaite conseils et échanges techniques.

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L’idée du projet a été proposée à la municipalité par une association locale, raconte Monsieur Sami Daaloul qui s’engage dans la société civile. « Pour l’instant, l’administration communale n’a pas eu de relation constructive avec la société civile et les associations locales. De nombreux fonctionnaires municipaux ne faisaient jusqu’ici qu’exécuter les ordres d’en haut. Ils n’ont jamais été en contact direct avec les citoyens. » Ces derniers peuvent désormais s’impliquer activement et sont donc invités à développer les cartes, via une application ou internet, en reportant des problèmes, en ajoutant des informations ou en proposant des solutions. Les trois interlocuteurs de la commune et la société civile sont d’accord sur un point : « Nous voulons que les citoyennes et citoyens développent une meilleure compréhension pour leur ville – y compris comprendre comment fonctionnent les systèmes municipaux d’approvisionnement. »