La participation des femmes dans la politique marocaine a niveau local

Une discussion entre quatre élues et une experte de politique genre

6 mars 2014, Eschborn/Allemagne

Dans le cadre de la semaine du genre de la GIZ qui a eu lieu du 3 au 7 mars 2014, le programme CoMun a invité une délégation de deux députées parlementaires et deux élues communales marocaines à Eschborn en Allemagne pour présenter ses expériences personnelles portant sur la participation politique des femmes au niveau communal.

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Dans les 10 dernières années, il y a eu des reformes remarquables en faveur de la femme. Avec l’adoption de la nouvelle Constitution en 2011, qui garantit l’égalité et la parité entre hommes et femmes, le Maroc prend un rôle d’exemple dans la région MENA. Mais en réalité, les femmes sont toujours confrontées à une inégalité énorme et la participation politique reste une exception.

Sur quel niveau les réformes de loi montrent leur impact dans le travail journalier des femmes politiques? Où voient-elles des défis et des marges de manouvre ? Comment la « question genre » est-elle discutée dans les communes au Maroc ? Ces questions ont été débâtées avec Naima Ben Yahia (Députée), Amina Maelainine (Députée), Anouzha Abakarim (Conseillère au Conseil Communal), Sidate Keltoum Ait Moulay M hand (Adjointe au Maire) et Ellen Bommersheim (Directrice du centre d’appui aux entrepreneurs).

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Presque toutes les femmes invitées ont commencé leurs activités politiques dans des associations locales qui leurs ont donné une plateforme pour se développer professionnellement en dehors de la vie en foyer. Pendant le panel les participantes ont souligné l’importance de modèles de famille qui permettent aux femmes d’unir le travail et l’engagement politique avec la vie familiale.

Les contraintes principales identifiées dans la vie des femmes politiques au Maroc sont – selon les panelistes – la pensée stéréotype des hommes (« une femme, ce n’est qu’une femme ») ; mais aussi celle des femmes elles-mêmes, qui se sentent inferieures. Les participantes ont suggérées, que ceci peut être dû au système de valeurs dans lequel le rôle traditionnel des hommes et des femmes est déjà enseigné dès les écoles primaires. Dans le cadre de la réforme constitutionnelle, ces contenus du matériel scolaire sont en train d’être révisés.

Les quotas, qui ont été introduit étant que nouvel instrument après les élections législatives en 2002, ont été jugé comme très efficace pour faciliter aux femmes d’accéder des postes politiques et de pouvoir faire preuve de leur habilité par une part du panel. En même temps, les quotas étaient critiqués par des participantes pour forcer les femmes sur des postes sans avoir eu la nécessite de montrer leur capacités. Autres points faisant débat étaient les différences entre les politiques des différents partis et comment inclure les femmes d’entourages défavorisés.

Alors, il reste encore beaucoup à faire. Au Maroc, en Allemagne et dans tout le monde – l’égalité des genres a fait du progrès, mais elle et encore loin d’être réussie.